" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon, 1737
" Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde "
- Albert Camus

vendredi 31 juillet 2015

31, situation pluviométrique inquiétante: El Niño, fils de p. !?

2009 07 30 en fin de journée, l'hivernage sur le Lampsar de Bango /  © Photo par Frédéric Bacuez

* Nord-ouest du Sénégal -
En rappel, l'an passé, même date: Mousson 2014, pas un millimètre d'eau, des Niayes à l'Aftout es saheli, in Ornithondar 2014 07 31

2015 07 7, une ondée sur Bango
/ © Photo par Sidiki B. O. pour Ornithondar
Les oiseaux nous ont joué un mauvais tour ! Arrivés précocement du sud dans le septentrion sénégalais, les guêpiers à gorge blanche (merops albicollis)*1 laissaient envisager une installation de la mousson bien plus rapide que l'année passée, pluviométriquement calamiteuse... Hélas: pas une goutte en juin, et trois fois rien en juillet, à peine tombée déjà évaporée, ici et là dans le bas-delta du fleuve: une petite pluie sur Bango le 7 juillet (cf. photo ci-contre), une ondée aurorale sur Saint-Louis le 10 juillet. L'eau trompeuse et mortelle versée dans la première décade sur le moyen-Sénégal, entre Podor et Matam (Lire ICI), n'y change rien: cet hivernage-là [la mousson africaine, ndlr.] est encore mal embouché (au Sénégal) ! Alors que depuis la deuxième décade les premiers oiseaux migrateurs traversent le Sahara pour aborder l'Afrique noire par le Sahel où l'eau, le vert et la nourriture tendres auraient déjà dû les y attendre*2...

*1 Lire sur OrnithondarUn guêpier à gorge blanche bien précoce !, 2015 03 27; et Des/Les guêpiers à gorge blanche sont bien arrivés !, 2015 05 7
*2 Lire sur OrnithondarICI, 2014 07 31; et Eh oui ! les premiers migrateurs sont de retour, 2013 07 9

Breaking news en guise d'additif: une "forte pluie" s'est abattue sur la Grande Côte du Sénégal, de Dakar à Saint-Louis, le dimanche 9 août 2015. Impossible d'en savoir plus, je veux dire concrètement - les relevés pluviométriques, par exemple et pour commencer... A coup sûr rangés au plus profond d'un coffre-fort de je ne sais quel organisme fictif ou ministère dakarois: il en va de la sécurité du pays, dirait-on !

Nota: les prévisionnistes ouest-africains d'Aghrymet et du Comité permanent Inter-états de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS*) l'avaient, paraît-il, annoncé: la saison pluvieuse ne démarrerait que tardivement - et probablement dans le fracas mais ceci devient une habitude... Écrit noir sur blanc. Coupable tout trouvé, un peu facile: El Niño, l'enfant terrible des courants marins sud-américains, qui perturbe cycliquement le climat et les mouvements de la mousson sur l'ensemble des latitudes inter-tropicales. Bien que d'intensité jugée moyenne par les connaisseurs, El Niño 2014-2015 a touché l'Amérique du sud et pourrait aggraver les errements, s'il n'en est pas la cause essentielle, d'une seconde saison pluvieuse sèche (sic) consécutive sur la zone soudano-sahélienne de l'Afrique de l'ouest: le retard de la pluie frappe aussi mais en trombes la Guinée, fin juillet - Conakry est inondé (Lire ICI)-, succédant à un déluge lui-même saisonnièrement tardif et concentré, accompagné de tornades inhabituelles, sur les pays du Golfe, du Nigeria à la Côte d'Ivoire en passant par le Togo et le Ghana (Lire ICI); dès lors, ce sont les vents de mousson poussés par le fameux et insondable Front Inter Tropical (FIT) qui éprouvent de grandes difficultés pour atteindre la façade occidentale de la région, en particulier les zones littorales qui vont de la Guinée-Bissau à la Mauritanie. Dakar et Saint-Louis-du-Sénégal sont au balcon.

Vers une nouvelle saison pluvieuse sèche ?

L'an passé à la même date nous relativisions l'impact d'El Niño sur notre région, tout en avertissant que la perturbation n'en était qu'à ses prémices - ne prenant théoriquement fin qu'avec l'avènement de 2016, inch'Allah: "le phénomène climatique El Niño (changement des températures océaniques de surface, modification des courants marins, bouleversement des flux pluvieux), qui surgit de l'océan Pacifique à intervalles réguliers, serait la cause de nos difficultés météorologiques sur l'Atlantique oriental. Il y a juste un hic: El Niño n'en est qu'à ses débuts, pour cette session, et ne prendra réellement son ampleur qu'en début d'année 2015; d'autre part, en l'état actuel des connaissances (très partielles) sur le phénomène, El Niño n'affecterait l'Afrique occidentale qu'à la marge (à la différence de l'Afrique australe et orientale). On restera ici suspendu à ces conjectures - et à une hypothétique mansuétude céleste." En espérant que l'annonce faite par d'autres devins qu'Ornithondar de trois mois humides (août, septembre, octobre) en guise de mousson 'décalée' se concrétisera très vite, et urgemment. Pas de catastrophisme prématuré, le Sahel aime vivre sur la corde raide: la première pluie sur notre delta saint-louisien, l'an passé ? Le 6 août 2014 - un très violent coup de vent poussant un mur de sable vers l'Atlantique, et puis... un pipi de chat...

* Burkina Faso, Cap-Vert, Gambie, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad

L'ANACIM, égale à elle-même...

Il y a un an, nous avions abandonné l'Agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie (Anacim) à ses turpitudes - sans doute un énième entonnoir de l'ex ministre de la Terre et du Ciel... aujourd'hui à l'ombre-  et nous la retrouvons avec délectation, fidèle à ses principes: ne rien nous dire de la pluie et des aléas climatiques, ou alors à gros traits ! Ah si, le site web a changé de forme et d'aspect, ce n'est pas une nouveauté, et le machin ressemble à s'y méprendre à l'essai (peu concluant) d'un apprenti informaticien qui aurait déjà la tête bien enflée... Du remplissage aride et une inondation de réunionnite aiguë; mais pas ou quasiment pas d'informations météorologiques: agriculteurs, éleveurs, jardiniers, pêcheurs, navigateurs, automobilistes, routiers, promeneurs, plagistes, touristes - et naturalistes !-, passez votre chemin ! L'amusant dans l'affaire, c'est que 2015 a vu défiler à Praia (Cap-Vert) mais aussi à Dakar, LA capitale des séminaires et autres ateliers de réflexion indispensables à la bonne marche de notre 'sous-région', tout le gotha météo de l'Afrique de l'ouest. A la vérité, on ne manque pas dans le coin en effet, et c'est tout le paradoxe de la chose, d'organismes compétents et informés* des caprices du ciel, grâce notamment au renforcement des capacités satellitaires abondamment financées par les amis américains et européens.

On laissera le mot de la fin à Ousmane Ndiaye, Chef du Département de Recherche et de Développement de l'ANACIM - pas moins ! En février 2015 depuis Praia, le météorologue (?) sénégalais décrivait parfaitement la situation de l'agriculteur ouest-africain à un journaliste de Jeune-Afrique: "s'il ne pleut pas pendant dix jours après un semis, il faut tout recommencer. S'il pleut après que l'engrais, qui est très cher, a été épandu, tout est perdu !" On serait en droit d'espérer, peuchère, que l'oracle nous aide à prévenir ces risques en nous informant jour après jour, par "de fines prévisions, parfois à une journée près" (dixit J.A), des cumuls de pluies espérés - pas facile- et surtout recueillis - comme on le fait partout dans le monde: très facile, ça, il suffit d'avoir un pluviomètre, un carnet et un crayon, un téléphone portable et d'appeler... l'ANACIM afin que l'agence compétente intègre les relevés en ligne, contre vents et marées à heure fixe, entre fin mai et fin octobre. C'est routinier, je sais, pas glorieux, c'est vrai, et requiert un peu de discipline, hélas ! Je le conçois volontiers, c'est tellement plus concret, exotique et flatteur, un séjour aux îles du Cap-Vert ...

* Notamment le CILLS à Ouagadougou, Burkina Faso; le Centre régional AGRHYMET à Niamey, Niger; ou le Centre de Suivi Ecologique (CSE) du Sénégal qui hélas à son tour s'essouffle en 2013 et s'embourbe en 2014...

Début d'hivernage 2015 au Burkina Faso / Courtesy © photo par Jean-Claude Frisque pour Ornithondar















Sources:
Météo: 2015, l'année où le thermomètre s'est emballé (et c'est pas fini), in 20minutes.fr 2015 07 21
Et pour prolonger:
L'eau douce se raréfie: un bilan hydrique mondial. Conflits ou coopération ?, in Mondialisation.ca


Ci-dessous: à g., cumul pluviométrique au Sénégal, juillet 2015 / © Anacim - à d., températures terrestres et maritimes mondiales, juin 2015

mardi 28 juillet 2015

Sénégal: littoral funéraire sans linceul...

2015 07 au large de Dakar dans les eaux territoriales sénégalaises, la mer jonchée de dépouilles de delphinidés 
/ Courtesy © photo par Christian Rak

* Au large de Dakar- 

Sur Facebook, quelques photos par Christian Rak de delphinidés flottant morts au large de la péninsule dakaroise du Cap-Vert: "Résultat des nombreux filets dérivants sur toutes les côtes sénégalaises... Nous avons croisé 5 dauphins dans le même état ! Et je n'ose imaginer les autres espèces: tortues, raies manta, marlins, sailfish..."

Sur la Grande Côte entre Dakar et Saint-Louis-du-Sénégal, fréquenter la mer et son rivage c'est nager ou marcher parmi les cadavres... Tous les amoureux du littoral sensibles aux charmes et aux rudesses océaniques le constatent, chaque jour qui passe: on ne compte plus les dépouilles qui flottent au gré des vagues et finissent parfois sur l'estran dans des odeurs pestilentielles... On assiste là, littéralement, à un authentique écocide silencieux, dans une indifférence complice absolument effrayante... Il est de bon ton, chez les bien-pensants comme chez les malhonnêtes idéologiques, de faire croire que les coupables de ce grand massacre, direct ou indirect, viennent exclusivement d'ailleurs. Pour avoir bien observé les trafics (sic) de l'armada piroguière à Saint-Louis-du-Sénégal, en mer comme sur le fleuve, je peux dire ici que chacun avec ses moyens ne vise qu'une seule chose: ratisser au plus large, au plus profond, tout ce qui passe, sans faire de détail ! Et si détails il devait y avoir, c'est peine perdue, ce qui remonte dans les gigantesques filets est déjà mort, ou agonisant; on garde au fond de l'embarcation ou on jette par-dessus bord ! Au large, les grandes usines flottantes raclent tout et payent, grassement s'il faut payer. Dans les eaux sénégalaises les moins lointaines des ports d'attache, une flottille pléthorique de pêcheurs certes vaillants mais totalement insensibles voire imperméables à la notion de gestion marine, pille ses propres ressources y compris dans les très virtuelles aires marines protégées (AMP)*, décrétés à Dakar chez ceux-là même qui 'négocient' avec les pêcheries chinoises, espagnoles, françaises, russes, chiliennes etc... Ou qui bombent médiatiquement le torse, une fois, un jour, pour appâter et amadouer Sea Shepherd - un petit tour (de com') et s'en va. Avant de reprendre les juteux business - jusqu'à ce que mort marine s'en suive, les poches et les coffres de certains barons entre-temps bien remplis... A Dakar, à Nouakchott, à Nouadhibou.

* Lire: "Il faut éviter à tout prix l'extinction de nos espèces halieuthiques", in Ndarinfo.com 2017 07 28

Écocide marin

" Loin des regards indiscrets, dans les eaux territoriales du Sénégal, l'écocide, c'est tous les jours ! Pas de tradition féringienne réduite dans le temps, là-bas, juste le grand n'importe quoi quotidien et à l'année, ici, fait de je-m'en-foutisme et de corruption généralisés. La course contre la montre, encore un peu de gâchis, vite, avant que la vie ne finisse définitivement !
'L'avenir de nos enfants, mais on s'en fout, de l'avenir, mon cher monsieur': seuls comptent l'instant, le court terme, un peu la survie beaucoup le xalis - et l'Autre, là-haut, qui est d'accord puisqu'il laisse faire l'orgie funeste..." - In Facebook/Frédéric Bacuez

En rappel, 
ci-après la "liste bien longue" mais "non exhaustive" de nos précédentes notules sur Ornithondar:


Voir:

2015 07 au large de Dakar, cadavre flottant de dauphin.
/ Courtesy © photo par Christian Rak
















Christophe Polo... RIP / Courtesy © photo Seneplus

















* A Dakar-

"Suite à l'agression violente dont il a été la victime jeudi dernier [23 juillet, ndlr.], décès hier de Christophe Polo [26 juillet, ndlr.], grand défenseur du littoral sénégalais, en lutte permanente contre le grignotage illégal, le bétonnage puis la privatisation de la péninsule du Cap-Vert et des Mamelles de Dakar/Ouakam... " - In Facebook/Frédéric Bacuez

Décès d'un grand défenseur de l'environnement sénégalais, 
Christophe Polo, dans le coma 
suite à une agression en bande sur sa personne

"Le phaéthon a perdu une plume. Et pas n'importe laquelle. Il s'agit de celle qui lui servait de boussole, de gouvernail. Celle qui a orienté et dirigé l'envol du phaéthon dans le ciel nuageux de la judiciarisation et de la loi du littoral. La lourde plume Christophe est partie, que son âme repose en paix aux pieds de sa dulcinée, les Mamelles. Et pour lui, l’oiseau gardera le cap et se posera sur le littoral."
- Assane Gueye, in Seneplus.com

Lire aussi: Lettre au président de la République et propositions par la Plateforme pour l'Environnement et la Réappropriation du Littoral (PERL) - Macky et le bradage du littoralin Seneplus.com 2015 02 1


Ci-dessous:  Dakar, péninsule du Cap-Vert et quartier des Almadies, à la pointe la plus occidentale de l'Afrique...
Depuis le phare des Mamelles (105m d'altitude) / 2008 09 7, © photo par Frédéric Bacuez

samedi 18 juillet 2015

Aparté: "avant-garde" naturaliste au Sénégal...

Une centaine de bihoreaux gris (nycticorax nycticoax) sur les vasières du marigot
2008 12 31. Bango, dernière aube de l"année, à 12° / Depuis Keur Lampsar, © photo par Frédéric Bacuez

"On aurait dit une simple mare, et il y avait un héron bihoreau perché sur un piquet. 
Et voilà que ce n'est plus une mare, mais le fragment d'un monde magique."

- Qu'est-ce qui te plaît dans ton activité de naturaliste ?
- La dramatisaton des lieux et des paysages. Être toujours sur le point de voir l'inattendu, le prodigieux, l'émouvant, et souvent là où on l'attend le moins. (...). On aurait dit une simple mare, et il y avait un héron bihoreau perché sur un piquet. Et voilà que ce n'est plus une mare, mais le fragment d'un monde magique.
- Tu ne crois pas que les botanistes diraient que c'est plutôt eux qui vivent dans un monde enchanté, puisque quand ils font une rencontre étonnante, ils peuvent la faire durer et aller chercher leurs copains pour leur montrer ?
- Certes ! Tu as sûrement raison. Et tu viens précisément de faire allusion à l'autre aspect qui me plaît tant dans mon activité de naturaliste.
- Les copains ?
- Les natus... Ils sont merveilleux. La passion qui les anime ! J'ai rencontré les premiers spécimens il y a très longtemps, encore enfant. Ce fut une révélation.
- Tu t'intéressais déjà à nous, les libellules ?
- Non. J'étais devenu ornithologue après la lecture d'un article de Paul Barruel dans la revue Naturalia, qui n'existe plus, à laquelle mes parents m'avaient abonné dès sa création en octobre 1953, et qui m'a fait connaître un groupe d'avant-garde ornithologique, le GJO (Groupe des jeunes ornithologues).
- Comment étaient-ils ?
- Étranges ! Enfin, enfin, enfin, alors que je commençais à désespérer, je rencontrais des adultes sérieux, et non pas puérils, comme la plupart de ceux que j'avais vus jusqu'alors - ils s'intéressaient à de vraies choses. Quelle liberté ! Quelle force ! Quel apaisement de voir un homme très respectable, et aussi d'ailleurs très rigolo, bouleversé par ce qu'il avait vu, pendant moins d'un instant, une mouette de Sabine traverser le champ de son télescope secoué par un vent qui avait l'air de vouloir ramener l'île d'Ouessant contre les côtes du Finistère !
- Ils étaient tous comme ça ?
- Je crois. Peu importe. Ils devaient être aussi biscornus que les autres, mais c'était comme rejoindre un peuple secret et tellement plus vivant (...)
- Il y a des hiérarchies ? Vous avez des degrés, comme les cavaliers ?
- Non, pas des degrés, du moins à ma connaissance, mais des hiérarchies, oui, ah ça, oui ! Quand tu en rencontres un dans un marécage, tu l'identifies tout de suite et tu ne dis pas: "Docteur Livingstone, I presume ?"; mais: " Il y a des choses intéressantes ?" Et il ne te faut pas quinze secondes pour savoir lequel de vous deux est le plus savant...
- Ils ont dû changer, au cours des années, tu as bien dû percevoir une évolution.
- Non, ce sont les mêmes, ils se reproduisent à l'identique. Il y a des modes et des changements, une autre manière d'aborder le travail sur le terrain et la communication des informations, mais sur le fond, ils n'ont pas changé. Ceux qui m'impressionnent le plus, ce sont les naturalistes professionnels. Ils passent leur temps de travail avec leur passion, et tu les retrouves dans les associations, comme bénévoles, comme s'ils remettaient une couche de passion sur leur passion. Je connais bien le milieu associatif, les naturalistes sont parmi les très rares qui maintiennent la passion pour l'objet de l'association avant la passion pour la reconduction de l'association.
- Mais alors pourquoi perds-tu ton temps à enseigner et à écrire de la philosophie ? Pourquoi ne pas te consacrer entièrement à nous, les bestioles ? Ils te comprennent, tes collègues philosophes ?
- Oui, ça les intrigue. Et d'ailleurs beaucoup ont un tour d'avance, mesurent l'ampleur de ce qui se joue dans ce qui fascine les naturalistes - un champ immense et qui doit être investi par la pensée philosophique. Mais ils feraient bien de se rendre attentifs aussi à la manière dont les naturalistes vivent, à leur art de vivre, l'un des plus authentiques que je connaisse.

Par Alain Cugno, philosophe
In 'La libellule et le philosophe', Terre Sauvage n° 318 (France), juillet 2015
http://www.terre-sauvage.com/

Ci-dessous: 2011 01 & 12, souvenirs souvenirs... 
L'une des équipes, de choc, avec lesquelles Ornithondar a eu le bonheur d'arpenter le bas-delta sénégalais... 
Avec Moïse, Rozenn et Cheikh Aïdara - merci à vous ! 
/ © Photos par Frédéric Bacuez et Rozenn Le Roux


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